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Quelques jours après la sortie de leur premier album, le très attendu « Hit Sale », Hey Alex a eu la chance d’embêter Thérapie TAXI, ou du moins Raphaël, pour quelques questions. Avec la franchise qu’on connaît au groupe, Raph s’est livré à un jeu de questions-réponses sans langue de bois (la preuve, on sait qu’il a mangé des carottes râpées avant notre conversation) où il se livre comme jamais.  

Hey Alex : Thérapie TAXI vient de sortir « Hit Sale », mais ce groupe dingue, il vient d’où  ?

Raph : Tout a commencé par une petite annonce. Adé et moi, on a commencé à bosser ensemble grâce à un site de rencontres pour musiciens. Là, bam, ça a accroché et par la suite, on est tombé sur Renaud. Au début, avant Thérapie Taxi, on était Milky Way, on faisait de la folk en anglais. Puis, on a tout changé, on est reparti de zéro. On a préféré faire la pop en français.

Hey Alex : Avec aucun regret au final ? 

Raph : Zéro regret en effet. C’est même tout le contraire. On a bien fait de tout envoyer valdinguer et de changer.

Hey Alex : Est-ce qu’avec ce changement radical et parce que vous vous appelez « Thérapie », vous aviez besoin d’évacuer quelque chose par la musique ? 

Raph : Bonne question. Peut-être…Je pense qu’on peut dire ça. En tout cas, notre forme de thérapie à nous, c’est d’essayer de raconter ce qu’on vit, car c’est ce qu’on fait dans « Hit Sale », de manière simple et directe.

Hey Alex : Vous chantez ce que vous vivez mais comment ça se passe à l’écriture ? Qui s’inspire de quoi ?

Raph : Avec Adé(laïde), on compose tous les deux. Chacun de notre côté, on peut écrire des textes, ou c’est ensemble. Franchement, le processus d’écriture est différente à chaque chanson. Pour ma part, j’avoue que je puise dans les choses difficiles que j’ai traversées même si c’est compliqué de parler de soi en profondeur. Par exemple, « PVP », c’est un truc intéressant. Cette chanson ne devait pas faire partie de l’album. Mais c’est une expérience perso qui m’a secouée et que j’ai vécue, je l’ai vomi d’un coup, d’une manière exutoire et thérapeutique. Le problème c’est qu’on était en train de mixer. On avait trois jours pour la mettre en forme avant qu’il ne soit trop tard. J’avais besoin de la sortir et j’ai besoin qu’elle soit sur « Hit Sale ».

Hey Alex : Il y a dans cette chanson et dans pas mal de cet album, comme « Salop(e) », un certain esprit de provocation ? Vous n’avez pas peur ça vous colle à la peau ? D’être catalogué ?

Raph : Non pas vraiment. Cet esprit de provoc, il est important pour attraper l’attention. C’est bizarre, car grâce à lui, on a la capacité d’aborder différents sujets mais on n’y fait pas plus attention que ça. C’est sûrement à « Salop(e) » que vous faites allusion…Ce titre est super important pour nous, c’est avec lui que tout a commencé. Il faut être capable de la comprendre, il faut être capable de dépasser le texte pour aller au fond de la chanson…C’est pas évident pour tout le monde. Cette chanson, je suis prêt à la défendre jusqu’au bout.n

Hey Alex : Donc cette écriture brute et douce, pudique et crue, c’est votre marque de fabrique ?

Raph : Je ne sais pas, sûrement. C’est surtout cette dualité qui pourrait être la marque de fabrique de Thérapie TAXI. On mélange beaucoup la légèreté et la profondeur. D’ailleurs, tout l’album est construit comme ça, sur un jeu de réponses permanents. « Hit Sale » ouvre l’album, « Anti Hit Sale », le conclut. Même les chansons entre elles, elles se répondent, comme au sein des morceaux. Avec Adé, on se répond. Elle peut commencer, un titre. Le suivant, c’est moi…Ça, c’est un truc qu’on a bossé comme des malades. Cette dualité nous plaît beaucoup.

Hey Alex : Au final, comment décririez-vous votre musique ? De quoi s’inspire-t-elle ?

Raph : C’est de la pop au sens large mais de la pop sale, crasseuse. Avec un côté authentique. Un côté très libre, on s’amuse sur les mouvements musicaux. En fait, je crois bien que je dirai qu’on a l’énergie du rock et la poésie du hip hop et on fédère le tout sur de la pop. Comme on s’inspire beaucoup de ce qu’on a écouté jeune, ça fait un mélange détonant. Avec Adé, on écoute des trucs pop comme Sum41 ou encore Coldplay alors que Renaud, c’est plus rugueux comme System of A Down. Sinon après on aime beaucoup les contemporains, cette nouvelle et belle scène actuelle : Lomepal, Juliette Armanet, Fishbach, Roméo Elvis évidemment ou encore Bagarre.

Hey Alex : L’album vient de sortir, les dates commencent à s’aligner donc on imagine que vous ne pensez pas encore à la suite ?

Raph : Franchement j’y pense déjà. On savoure le moment, on ne va pas se mentir surtout que le niveau d’attente était élevé et les premières réactions sont supers. Donc on profite. Mais je ne peux pas partir en tournée sans penser à la suite. J’ai déjà la tête dans la suite. Je pense à pleins de featurings, ça me permet d’avancer.

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À propos de l’auteur

Depuis que j'ai découvert Asgeir, je dévore la musique islandaise comme jamais. Sinon, je me nourris à la pop-folk de tout horizon et à la chanson française. La passion dans ma vie : faire chauffer Shazam en regardant des séries.