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Inspiré de littérature et de récits de voyage, Radio Elvis nous invite à faire la traversée à bord de leur caravane où mots et musique cajolent notre imagination. Lors de leur concert au festival Papillons de nuit (Manche), le trio nous emmène… loin. Interview.

Hey Alex : Votre premier festival de l’année, comment le concert s’est passé ?

Colin : Très bien ! Il faisait nuageux quand on a commencé, mais le soleil est sorti en même temps que nous. On est content de ce qu’on a fait et en plus il y avait du monde.

L.A : (À Colin) J’ai vu que sur scène tu avais une batterie hybride assez spéciale. C’est quoi ton set up ?

Colin : Ma batterie est rattachée à un clavier et des pads (ndlr : surface en plastique équipée de capteurs électriques qui permettent le déclenchement électronique d’un son). Quand je tape avec mes baguettes sur les pads, ça déclenche un son de synthé préenregistré. En fait, au début je jouais des synthés, puis on a eu besoin d’un batteur. Alors pour le groupe j’ai décidé de faire les deux. Et puis c’était cool, les autres ont aimé, donc on a continué. C’est venu naturellement.

L.A : Comment trouvez-vous vos idées pour votre musique ?

Pierre : Chacun ramène quelque chose et on mélange nos idées jusqu’à ce que ça donne un truc !

Colin : En plus, maintenant avec nos téléphones on peut enregistrer n’importe où, donc dès qu’on a une idée…

Pierre : On a plein d’idées en réserve et aussi des compositions qui n’ont pas de parole. Un jour, on aimerait créer de la musique instrumentale.

Manu : De la musique de film par exemple. Mais pour le moment on se concentre sur notre tournée.

L.A : (À Manu) J’ai vu que sur scène tu alternais entre basse et guitare. Peux-tu nous expliquer pourquoi ?

Manu : Quand je joue de la guitare c’est Colin qui fait les basses avec son clavier. Donc il y a toujours de la basse.

L.A : C’est un peu comme avec les Doors.

Pierre : Oui exactement. Sauf sur Morrison Hotel où il y a un bassiste. Nous, on n’a simplement pas de bassiste attitré.

L.A : Est ce que vous pouvez nous parler un peu de votre projet avec la Maison de la Poésie ?

Pierre : Ils nous ont donné carte blanche en novembre dernier et ça tombait pile avec le centenaire de la mort de Jack London. Donc c’était parfait et on en a profité pour lui rendre hommage en faisant une sélection de textes d’écrivains voyageurs, d’explorateurs… et de mettre ça en musique. Une lecture musicale, en somme. On a fait une représentation à Paris et une en Vendée. Et on va la refaire à Marseille, en automne.

L.A : Est ce que tu considères qu’écrire des paroles de chansons c’est comme écrire de la poésie ?

Pierre : La poésie c’est l’art de faire de la musique avec les mots. Donc oui, pour moi c’est de la poésie. Et de la poésie j’avais l’habitude d’en écrire. J’ai été publié dans une revue il y a longtemps. En 2008 ou 2009, je crois, quand je sortais juste du lycée. J’ai écrit un recueil de poèmes que j’ai envoyé pour le prix Arthur Rimbaud.

L.A : Tes textes parlent beaucoup de voyage. Est ce que c’est un thème qui t’inspire particulièrement ?

Pierre : Avant Radio Elvis j’avais très peu voyagé. Mais pendant l’écriture du premier album, je lisais beaucoup de littérature de voyage et des récits d’explorateurs. Et ça comportait tout un vocabulaire qui me plaisait. Alors je m’en suis approprié mais pour parler de choses plus intimes, mais avec pudeur. C’est un vocabulaire qui fait tout de suite voyager, qui te transporte ailleurs. J’ai toujours un carnet sur moi, et je lis aussi beaucoup pour faire venir les mots. Maintenant, avec Radio Elvis, on voyage beaucoup. J’ai adoré la Californie. On y est allé pour tourner un clip. Puis on a joué à New York. Il n’y avait pas beaucoup de monde mais c’était chouette. C’était dans un café concert. Ça faisait partie de notre tournée canadienne, et on en a profité pour faire une date à New York.

L.A : Vous avez prévu de créer un nouvel album ?

Pierre : Récemment, on s’est remis à composer. On enregistrera quand on sera prêt. Tranquillement, quand on aura fini notre tournée. En ce moment, dès qu’on a du temps libre on compose, et je note constamment des choses sur mon carnet. Ce sera surement pour 2018 !

(Propos recueillis par Olivier Partos)

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À propos de l’auteur

Marion Sebastia

’ai toujours aimé écrire. Comme j’ai toujours rêvé d’être dans cette foule, au festival de Woodstock, les pieds nus emportée par la musique et figée dans l’instant. J’aurais aimé vivre à l’époque « Gainsbarre »... J’écoute du Tame Impala et danse en culotte le matin quand je suis seule sur du Baxter Dury. C’est une raison pour me lever le matin. Après le café.