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Pleins phares sur la « Black Belt », terre oubliée du rap US

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On associe souvent Bronx, Harlem, ou encore Brooklyn aux berceaux du rap américain. Ce que l’on sait pourtant moins, c’est que Long Island, qui fait partie de ce qu’on appelle la « Black Belt », a produit bon nombre des plus beaux noms du genre. Petite leçon d’histoire musicale.

Ceinture noire du rap US

Si l’histoire du hip-hop et du rap est naturellement associée au Bronx, Long Island y tient également une place de choix.

Long Island, berceau méconnu du rap américain.

Lorsque le rap de Long Island explose, à partir de 1986, le quartier fait partie de ce qu’on a appelé dans les années 1970 la « Black Belt », correspondant aux banlieues du Queens. Très majoritairement peuplée de Blancs qui souhaitent fuir les quartiers majoritairement noirs, elle attire finalement ces derniers, issus des classes moyennes, qui y cherchent une plus grande tranquillité. Le phénomène sera tel que les Blancs fuiront progressivement la Black Belt pour laisser place à des familles noires et hispaniques de plus en plus pauvres. Long Island deviendra alors un ghetto comme les autres, avec un tout petit peu plus de mixité. L’échec de l’intégration créé alors un climat de ressentiment et de rage qui inspirera les textes des futurs rappeurs de renom.

Et ces quartiers hétéroclites, empreints de criminalité et de rage, ont été les terrains de jeu de certains des plus grands noms du rap : La Soul, Public Enemy, Big Daddy Kane, Busta Rhymes, Eric B. & Rakim, Kurtis Blow, Son of Bazerk, MF Doom, EPMD, LL Cool J, Leaders of the New School, Aesop Rock, Prodigy (Mobb Deep), Erick Sermon… Pour n’en citer que quelques uns !

Outre, cette atmosphère de tension ambiante, le hip-hop et le rap ont littéralement explosé dans ces quartiers  grâce aux sound systems surpuissants qui sont nés à Long Island. Rivalisant avec les plus grosses enceintes du tout New-York, le sound system le plus bruyant s’appelle alors Spectrum City, avec lequel le rappeur Chuck D s’acoquinera pour fonder plus tard Public Enemy.

Des sound systems qui ont permis à ces – alors – jeunes prodiges du rap de se lancer et de se tester, comme Rick Rubin par exemple, l’un des deux fondateurs de Def Jam.

Depuis la seconde partie des années 1980, le quartier n’a cessé de fournir au hip-hop des succès monstrueux. Et aujourd’hui encore la Black Belt reste un quartier producteur de jeunes talents de la scène underground du hip-hop, comme Doug G, Achille$, Wes King ou encore Maui Nation.

Rendons à Long Island ce qui appartient à Long Island, et donnons lui sa place dans le panthéon du rap US.

À propos de l’auteur

Ma vie professionnelle : Suite à un Master en Communication Globale et et Master en Marketing à l'école de commerce de Toulouse, je me suis spécialisée dans la communication et suis aujourd'hui Community Manager et journaliste. Ma vie personnelle : Passionnée par les voyages et la musique, j'aime m'envoler dans le monde pour allier mes deux passions. Etudiante en communication à mes heures perdues, j'ai soif d'apprendre et suis toujours à la recherche de nouvelles connaissances. Vous pouvez me contacter sur julie.blanc@maestro-corporation.com