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Marlon nous demande de patienter 2 secondes, sa copine envoie des sms : « un peu vénère…. » . Pas de soucis … on patiente. Crise résolue, Marlon et Sacha sont présents pour représenter les 6 loufoques qui composent le groupe La Femme ; et ils s’apprêtent à mettre le feu sur la Grande Scène du festival Art Rock de Saint-Brieuc, 3 ans après y avoir déjà performé au Forum de l’édition 2014. Nous les avons rencontrés en claquettes ! Express yourself !

Hey Alex : Le public vous à découvert en 2010, mais vous êtes qui au juste ?

Marlon : On aimerait bien être une troupe de théâtre, d’ailleurs on y pense, mais pour l’instant, nous sommes un groupe. Originaire de Biarritz, nous avons quand même Sacha (guitare) et Clémence (la chanteuse) qui sont originaires de la Bretagne.

LA : Clémence assure toutes les voix féminine sur le live. En studio ce sont d’autres voix féminines, comment se passe les ajustements entre le studio  et la scène ? 

Marlon : Ca se déroule de manière progressive et adaptée…

Sacha : On prend le problème en amont et on tente de garder une continuité dans le travail pour que les voix s’adaptent. Parfois dès la composition on y pense mais parfois jusqu’au dernier moment ça peut changer.

LA : Le deuxième album « Mystère » est sorti en 2016, et à rencontré à vrai succès, comment vivez vous ça ?

Marlon : En fait, comme le premier. Plutôt bien. 

Sacha : On a fait la une d’un hebdomadaire de musique (Les Inrock), c’est assez sympa, flatteur et cool, mais après ca peut avoir des mauvais cotés. Tout le monde ne pense pas la même chose que cet hebdo donc on ne peut pas dire que ce soit unanime. Ils nous ont décrit comme « L’avenir du rock ». On est content mais c’est à prendre avec une certaine mesure. C’est super pour un groupe comme nous. C’est un des trucs les plus cool qui puissent nous arriver.

LA : Dans l’album « Mystère » vous explorez plein d’émotions assumées…

Marlon : Dans le 1er couplet de « septembre » est super naïf, le second est archi badant et profond.

Sacha : Au sein du même morceau on aime bien contraster les paroles, partir dans plusieurs délires.

Marlon : En plus ce n’est pas voulu mais ce morceau est un peu lesbien. En vrai la chanson parle surtout de ne laisser personne choisir pour toi.

Sacha : Et pas parce que tu n’as pas été à l’école que tu ne peux pas réussir ta vie. Ce morceau c’est nous ! On est ouvert à tout.

Marlon : On met en lumière plein de thèmes différents.

LA : Ce style vestimentaire, on en parle ?

Marlon : J’ai la volonté de ne pas faire comme tout le monde. Aujourd’hui je porte une combinaison rouge avec des fausses claquettes Versace. Je fais ce que j’aime, je m’habille comme je veux. Le message c’est : Je revendique l’indépendance de la Bretagne ! Nan, je rigole!

Sacha : J’ai un style Hard Hipster ! Je suis plus hipster que les hipsters. J’ai d’ailleurs aussi des chaussettes, et le mulet iroquois !  Je pense que le coté vintage c’est marrant. Une vraie volonté de contestation.

La suite pour vous, c’est quoi ?

Marlon : On travaille déjà sur plein de morceaux. Dès qu’on a le temps on retourne en studio. Et justement on se demande si le format « album » ce n’est pas un peu relou.

Sacha : On aimerait travailler des titres comme ça et en sortir à la suite les uns des autres, plutôt que de ne rien faire pendant 2 ans, les enregistrer et tout sortir d’un coup.  On va chercher un nouveau modèle.

(Propos recueillis par Julia Bouchet).

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À propos de l’auteur

Marion Sebastia

’ai toujours aimé écrire. Comme j’ai toujours rêvé d’être dans cette foule, au festival de Woodstock, les pieds nus emportée par la musique et figée dans l’instant. J’aurais aimé vivre à l’époque « Gainsbarre »... J’écoute du Tame Impala et danse en culotte le matin quand je suis seule sur du Baxter Dury. C’est une raison pour me lever le matin. Après le café.