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On les reconnaît à leur moustache, mais pas seulement. Groove déjanté, combo funk décoiffant, univers foutraque : c’est leur marque de fabrique ! Repéré par le collectif de hip-hop et d’électro français Chinese Man, Deluxe produit ses premiers EP et son premier album, Deluxe Family Show (2013), chez Chinese Man Records. Après avoir pris son envol, ils créent leur propre label, NANANA Production, avec lequel ils produiront leur second album, Stachelight (2016). Une rencontre inédite au festival Papillons de nuit, dans la Manche. Interview.

 

Hey Alex : Votre premier album est enregistré chez Chinese Man records. Qu’est ce que vous avez appris chez eux ?

Kilo : À l’époque on jouait dans la rue et on ne connaissait rien. C’est eux qui nous ont appris le métier. Comment gérer l’argent pour faire de la promo, combien coûte un album ou un EP, les featurings… tout ! On a été dans une école de la musique pendant cinq ans et on leur en est redevable. C’était la meilleure école qui puisse être, un label indépendant qui t’explique comment marche l’industrie de la musique. C’était mortel !

 

L.A : Vous avez commencé votre carrière en jouant de la rue. Qu’est ce que cette expérience vous a apporté ?

Kilo : Lorsqu’on a intégré le monde professionnel, on a tout de suite fait la différence avec les autres. Les armes qu’on c’était fait dans la rue nous distinguaient. Maintenant, on voit plutôt des projets musicaux qui sont poussés médiatiquement sans vraiment que les musiciens aient de l’expérience. Je donnerais pas de nom, on est pas la pour juger, mais quand on voit ces groupes sur scène on a l’impression que les mecs n’ont jamais joué ! Nous c’était l’inverse : on avait zéro couverture médiatique, mais on avait joué pendant cinq ans dans la rue ! On a eu cette chance là. C’était punk, on avait la hargne… Mais ça a plu à certaines personnes. Ils ont du se dire « ces gars ne lâchent rien, ils sont même relous, mais ils ne lâchent rien ! »

Soubri : Le monde des Cds et celui des tournées n’ont rien à voir. Vrai que c’est le même métier de musiciens, mais ça reste très différent.

Kilo : Nous on est beaucoup plus à l’aise sur scène qu’en studio. La scène c’est notre élément. C’est ce qu’on sait faire de mieux ! Ce soir ce sera un plaisir d’être avec vous.

 

L.A : Depuis votre succès, est ce que vous avez pensé à refaire des concerts dans la rue ?

Kilo : On avait fait ça pour la promotion de notre DVD de l’Olympia à Paris, l’Ile, Lyon, Toulouse et Aix-en-Provence. Dans la rue, c’était mortel ! Encore une fois, on n’avait pas une super couverture médiatique alors personne ne l’a su à part les gens qui suivent notre Facebook. Mais on a été super étonné : entre mille et deux mille personnes sont venues dans chaque ville. En plus on n’avait qu’une guitare, un sax, une basse et une batterie toute crade (rire) ! C’était plein à craquer. Là, les flics pouvaient rien dire…

 

L.A : Parce que vous avez eu des soucis avec la police dans le passé ?

Kilo : Au début, sur Aix ou Lyon c’était la course ! Surtout à Montpellier. On s’est pris une amende. 11 balles !

Kaya : Non 17 balles !

Kilo : Ah, j’avais un souvenir de 11 balles. En tout cas c’était une grosse somme pour nous à l’époque !

 

L.A : Je suis certain qu’on vous pose sans arrêt des questions sur vos moustaches, mais est ce que vos fans vous imitent ?

Tous : De plus en plus !

Kilo : Des vraies, des fausses…

Soubri : Y’en a même qui se font tatouer des moustaches !

Kaya : Et des nanas qui se sont fabriquées des jupes moustaches. C’est rigolo.

 

L.A : À quoi peut-on s’attendre pour la suite de la part de Deluxe ?

Kilo : On finit déjà cette grosse tournée d’été et après on fait une date exceptionnelle au Dôme de Marseille, le 18 novembre 2017. C’est la dernière date de notre tournée. Il y aura beaucoup d’invités et d’évènements spéciaux pour cette occasion. Et puis après, on va faire pas mal de dates à l’étranger et on va prendre le temps dont on a besoin pour revenir avec l’album le plus pertinent et qui nous ressemble le plus. On va essayer de se faire plaisir, et de vous faire plaisir ! On va revenir avec de la bombe, tu vois ! Mais on se laisse le temps, pas de pression. Quitte à retourner vivre chez nos parents (rire). On a la chance de les avoir nos parents.

 

L.A : Un petit jingle pour finir ?

Tous : Yoooo c’était le groupe Deluxe ! Et n’oublie surtout pas, si ça t’a plu, revient moustachu !

 

(Propos recueillis par Olivier Partos)

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À propos de l’auteur

Marion Sebastia

’ai toujours aimé écrire. Comme j’ai toujours rêvé d’être dans cette foule, au festival de Woodstock, les pieds nus emportée par la musique et figée dans l’instant. J’aurais aimé vivre à l’époque « Gainsbarre »... J’écoute du Tame Impala et danse en culotte le matin quand je suis seule sur du Baxter Dury. C’est une raison pour me lever le matin. Après le café.