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Patrick Moriceau a choisi de se présenter sous un nom plus mystérieux : « Octave Noire ». Noire comme le souvenir de la Cote d’Ivoire où il a passé les dix premières années de sa vie.  Il présente son premier album « Néon » au public briochin sous fond de pop française électro.

Hey Alex : Tu arrives avec ton projet « Octave noir », comment tu en es arrivé là ?

Patrice Moriceau : J’ai déjà un âge assez avancé (43 ans). J’ai commencé avec la chanson française, j’étais pianiste clarinettiste dans un groupe de chanson française « Bazarnaom » durant 10 ans. Parallèlement, je faisais de la musique électronique, à l’allemande, assez froide. J’ai sorti deux albums. « Octave noir », c’est la synthèse de ces deux cultures là. De la chanson française et de l’électro. C’est aujourd’hui, avec le recul, que je me rends compte que j’ai mixé ça, sans même m’en rendre compte finalement.

L.A : Dans ton album « Néon », ta référence semble être Jean-Michel Jarre, électro , kraftwerk?

P.M : Je suis venu à la musique électronique par les synthés, les bidouillages, les boutons. Ca me plaisait. Jean-Michel Jarre, j’ai finalement assez peu écouté. On retrouve surement des influences très années 80, dans le coté synthé. Ca n’a jamais été pour moi une référence musicale. Pas du tout par snobisme, mais je n’ai pas vraiment écouté ça en dehors de l’album « Oxygène ».  Mon influence est plus instrumentale, ciselée.

L.A : Il y a un coté nostalgique dans tes sons, années 70?

P.M : Oui, très influencé par des choses que j’ai entendu quand j’étais enfant ou ado comme François de Roubaix. J’essaie toujours d’évoquer des impressions, des sensations, installer des ambiances. C’est ça qui me plait.

L.A : Tu as mis 4 ans pour réaliser ton album « Néon », comment ça s’est passé ?

P.M : Je l’ai fais entièrement tout seul, chez moi, dans mon petit studio à Paris. En revanche pour le second album que je vais bientôt lancer, il est prévu que tout le groupe ait une vraie part active dans le processus de production.

L.A : La suite pour « Octave noir » ?

P.M : On est très gâté, on a de la chance, on fait beaucoup de scènes cet été : les Francofolies de la Rochelle, Solidays, Paléo Festival etc…  Pour le prochain album, je suis surtout en mode tong ! Pas du tout dedans. Il faut que je sois chez moi avec mon chat pour bien travailler. J’écoute ce qu’il se fait, ce qui sort, je m’inspire mais là, rien de concret, ni de direction définie pour le moment. On verra à la rentrée comment ça se passe mais là, point zéro !

(Propos recueillis par Julia Bouchet)

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À propos de l’auteur

Marion Sebastia

’ai toujours aimé écrire. Comme j’ai toujours rêvé d’être dans cette foule, au festival de Woodstock, les pieds nus emportée par la musique et figée dans l’instant. J’aurais aimé vivre à l’époque « Gainsbarre »... J’écoute du Tame Impala et danse en culotte le matin quand je suis seule sur du Baxter Dury. C’est une raison pour me lever le matin. Après le café.