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Nina Kraviz, la DJ sibérienne qui envoûte le monde électro

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Son homologue islandaise Björk l’a souhaité, 2017 sera féministe! Donc quoi de mieux pour commencer cette nouvelle année que célèbrer les femmes qui cartonnent dans le monde de la musique? Coup de projecteur sur la DJ la plus en vue du monde : Nina Kraviz.

Du froid de la Sibérie au bouillonnement des plus grands clubs.

Si aujourd’hui le seul nom de Nina Kraviz fait rêver les propriétaires de clubs et permet de remplir des festivals électro, la jeune femme ne se destinait pas au monde de la nuit.

Avant de devenir une des seules femmes – seulement huit ! – présente dans le classement des meilleurs DJ au monde établi par Resident Advisor, Nina Kraviz n’était alors que Нина Кравиц, jeune étudiante en odontologie dans son pays d’origine : la Russie. Née et élevée à Irkoutsk en Sibérie orientale, la productrice baigne depuis sa plus tendre enfance dans la musique. Son père, passionné de musique, de jazz et de rock psychédélique lui ouvre la voie :

« La chose que je préfère, c’est discuter musique avec mon père. Il est très éduqué musicalement, et je pense que tout mon amour pour la musique vient de là » reconnaît-elle dans Between The Beats, le court documentaire tourné en 2013.

La jeune russe se détourne rapidement de ses études dentaires pour devenir animatrice radio puis rédactrice d’un fanzine avant de se voir offrir une résidence tous les vendredis soirs au Propaganda, l’un des clubs moscovites les plus respectés.

« J’ai essayé de devenir dentiste pour me forcer à me lever tôt. Maintenant je suis DJ et je me couche à l’heure où je devais me lever auparavant » ironise-t-elle dans Brain.

Grand bien lui a pris! Elle est très rapidement repérée par les pros de l’industrie. Et après quelques EPs très bien reçus, parus sur le label B77 de Greg Wilson et sur Underground Quality, la bombe russe explose réellement au côté du label Rekids. Courant 2009, son EP « Pain in the Ass » la révèle au grand public. S’en suivra une flopée d’EPs pointus sur le label de Radio Slave et la sortie courant 2012 de son premier album. Pointu, pensé comme un retour aux sources de l’électronique, « Ghetto Kraviz » fait l’unanimité.

Sur cette première réalisation, la DJ pose même sa douce et profonde voix sur ses sons, créant ainsi un son totalement inédit, innovant et séduisant. Nina Kraviz créée sa patte et ne ressemble à personne d’autre.

Les portes des clubs et des festivals les plus courus  s’ouvrent en grand pour l’enfant de Sibérie. Coachella, Weather Festival, Nuits Sonores, Sonar, ou encore Amsterdam Dance Event: Nina Kraviz joue dans la cour des grands et hypnotise son public.

Un nouveau défi

À l’automne 2014, Nina Kraviz s’est lancée dans une nouvelle aventure avec la création de son propre label трип – comprendre ‘trip’.

« Je suis arrivée à un point où j’ai développé un certain sens musical et je ne voyais pas où ce genre de sons pouvait sortir de façon correcte. Alors j’ai pensé qu’il était temps de créer une plateforme indépendante où cette esthétique pourrait trouver un foyer. Derrière chaque sortie sur Trip se cache une histoire, un voyage. Ce ne sont pas des artistes choisis au hasard. Toute la musique est connectée et attachée visuellement et de manière sonore à une narration concrète. La chose la plus importante est de trouver de la bonne musique qui résonnera avec ma vision musicale, dans le groove, les textures et l’esprit. Cela pourra venir d’une légende ou bien d’un total inconnu » expliquait-elle à xlr8r.

Trip a ainsi permis à la désormais productrice de dénicher Bjarki, jeune producteur islandais artisan d’une techno froide et cyclique, dont « I Wanna Go Bang » qui, à son tour, décape et décoiffe le monde électro. En tout, il sortira 3 LP sur le label.

Productrice et DJ audacieuse et pleine de talents, Nina Kraviz n’hésite pas à bousculer les codes et à aller là où on ne l’attend pas. Alternant The Prodigy et Ricardo Villalobos durant le même set, basculant de la minimal à l’acid et citant aussi bien Laurent Garnier que Kate Bush parmi ses références, la Russe a réussi à imposer son style dans un univers encore particulièrement masculin. On a pas fini d’entendre parler de Nina Kraviz et on s’en réjouit d’avance.

À propos de l’auteur

Ma vie professionnelle : Suite à un Master en Communication Globale et et Master en Marketing à l'école de commerce de Toulouse, je me suis spécialisée dans la communication et suis aujourd'hui Community Manager et journaliste. Ma vie personnelle : Passionnée par les voyages et la musique, j'aime m'envoler dans le monde pour allier mes deux passions. Etudiante en communication à mes heures perdues, j'ai soif d'apprendre et suis toujours à la recherche de nouvelles connaissances. Vous pouvez me contacter sur julie.blanc@maestro-corporation.com