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Breaky Boxes : « On se plaît à jouer la musique qu’on fait »

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Invités attendus du Sziget Festival 2018, les Breaky Boxes ont prouvé de quoi ils étaient capables pour un show remarquable sur la scène européenne. Peu de temps avant leur concert, Hey Alex s’est approché de ces oiseaux de nuit pour une interview express. Focus.

Hey Alex : Il paraît que vous avez gagné un tremplin… Racontez-nous un peu comment ça s’est passé. 

Breaky Boxes : On a toujours entendu parler du Sziget Festival. C’est vrai que quand on est musicien, c’est un truc qui fait rêver, un genre d’énorme événement. Sur les réseaux sociaux, on a vu traîner ce concours réalisé par SoonVibes et on s’est dit « allez, on tente notre chance » et on a joué le jeu jusqu’au bout. Ça s’est vraiment fait tout simplement à la base, on s’est inscrit comme on pourrait s’inscrire sur d’autres choses. Ensuite il y a une présélection sur SoonVibes où les gens peuvent voter à l’aveugle. On s’est retrouvé dans les dix finalistes sur 600 candidatures au total. Après il y a eu une phase de votes sur Facebook, on s’est retrouvé premier dans les quatre finalistes. Avec eux, il y a eu un concert au Point Ephémère à Paris devant un jury où on a joué 45 minutes. Et du coup, on a gagné (rires) !

Hey Alex : Revenons à l’essentiel. C’est quoi Breaky Boxes ? 

B.B. : On s’appelle Breaky Boxes. Il y a une faute d’anglais volontaire dedans, littéralement ça ne veut rien dire mais en gros, c’est « casser les boîtes ». Pas dans le sens rock’n’roll comme on peut l’entendre mais plus casser les codes. C’est un truc qui nous plaît assez dans la musique, quand tu es musicien, tu peux te permettre d’explorer plusieurs univers et c’est un peu notre état d’esprit. On aime bien aller rencontrer différentes personnes, jouer dans des petits endroits et se retrouver finalement au Sziget. C’est un peu le fait de casser les boîtes dans lesquelles on peut se placer et sortir des carcans.

Hey Alex : Comment vous avez eu l’idée de monter votre groupe ? 

B.B. : Alors, on est de Rouen en Normandie. Certains se connaissent depuis le lycée et l’option musique. On a un début assez standard en fait. C’est surtout une histoire de potes qui faisaient de la musique. Ça fait quatre ans qu’on tourne ensemble et qu’on habite dans la même maison. On avait déjà conscience que le monde de la musique avait déjà pas mal changé. Il n’y avait plus cette histoire de « tu vas faire un concert, il y aura peut-être un producteur qui sera là, qui va te repérer », ça fait super longtemps que ça n’existe plus ça. C’est très DIY maintenant. Du coup, on a appris des métiers comme programmateur, booker, ect… Pour l’instant, ça marche bien.

Hey Alex : Pour votre processus créatif, comment ça se passe ? 

B.B. : C’est assez chargé, c’est beaucoup de temps passé à la maison. On a des horaires assez stricts, on se lève assez tôt le matin, il y a beaucoup de démarches à faire. Quand tu travailles seul, il faut faire le boulot de label et de musicien. On bosse toute la journée. Parfois, on n’a même pas le temps de bosser sur la musique en fait. Par exemple là, quand on a gagné le Sziget, il y a eu une certaine émulsion, on a signé pas mal de trucs, on a pleins de gens qui nous ont contacté et du coup, on avait plus le temps de faire de la musique. C’était rendez-vous, administratif, tout ça. Donc c’est cool mais ça peut avoir ses défauts aussi.

Hey Alex : Vous n’avez jamais cherché à vous entourer ? 

B.B. : On a cherché à s’entourer mais petit à petit, on ne cherche pas ça à tout prix. On a monté quelque chose qui nous plaît énormément et où on se plaît à jouer la musique qu’on fait, on se plaît à évoluer de la manière dont on le fait, on a de la liberté. On essaye de trouver des gens qui peuvent nous faire confiance et qui peuvent respecter aussi ce qu’on a créé. Après évidemment, on est ouvert à bosser avec plein de gens, avec grand plaisir.

Hey Alex  : Si vous deviez définir la musique de Breaky Boxes, qu’est-ce que vous diriez ?

B.B. : Folk, indie folk, pop folk, folk rock. En fait, il y a un peu de tout. Il y a la base de folk et tout ce qu’on peut faire avec des instruments acoustiques. C’est la folk avec des influences pop, rock, blues mais c’est avant tout folk. On aime bien dire en ce moment « power folk », ça fait folk mais avec un bon tempo, qui te fait taper du pied (rires).

Hey Alex : Les festivals en France, c’est votre dada ? 

B.B. : Peut-être un peu plus Jeff. Mais vu qu’on tourne pas mal l’année et comme on fait souvent des concerts, on n’a pas forcément envie d’y être après. Après d’être là, c’est hyper cool, tu te fais un rush de lives pendant une semaine, tu t’en prends plein la tête avec des artistes de dingues. Il y a de la musique partout donc c’est vraiment cool. Nous, on joue dans notre campement pour rester chauds. Il y a des gens qui passent, qui nous écoutent, c’est sympa. En plus, on a voulu venir depuis le début pour profiter du truc et vraiment vivre l’expérience.

Hey Alex : Au niveau des concerts, vous visez surtout la France ou vous allez voir un peu ailleurs ? 

B.B. : On en a fait quelques unes en Belgique et aux Pays-Bas et là, ça se concrétise un peu plus. En avril prochain, on va faire une tournée de 23 dates sur 30 jours. On a déjà amené notre van ici et on va aller en Russie avec, on espère qu’il va tenir le coup (rires). L’Europe oui mais on n’a pas de frontières. C’est vrai que c’est surtout axé en France en ce moment mais ça commence à s’étendre quand même.

Hey Alex : C’est quoi la suite pour vous ? 

B.B. : On a des dates toute l’année. Il y a un EP qui sort en début d’année prochaine et un album dans un an et demi à peu près. On prépare ça petit à petit.

À propos de l’auteur

L'écriture a toujours été pour moi, une échappatoire. Fan cachée de reggae, je peux également écouter de la pop et même du métal. Grande rêveuse à mes heures perdues, j'aime imaginer des scénarios improbables et romantiques sur des mélodies entraînantes.