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Bonobo à son apogée

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Véritable référence de la musique électro contemporaine, Bonobo s’apprête à sortir son sixième album « Migration ». Un nouvel album qui s’annonce d’ores et déjà comme un de ses meilleurs.

15 ans de carrière et 6 albums

À 40 ans, Bonobo n’a rien à prouver. Simon Green, de son vrai nom, s’est lancé en 2000 avec « Animal Magic » et «Dial ‘M’ for Monkey » en 2003, deux albums uniquement instrumentaux. Composés à l’aide de la technique du sample, très utilisée dans les styles hip-hop et trip hop des années 1990, ces albums dévoilent le style Bonobo : une musique constituée d’une superposition d’échantillons sonores, composés à partir d‘instruments réels et/ou virtuels pour la plupart. Il ajoute à ses compositions les voix de Bajka et de Fink dans son album intitulé « Days to Come » (2006). Cet album a connu un grand succès grâce à sa richesse instrumentale et vocale et a été élu album de l’année 2006 par les auditeurs de Gilles Peterson – DJ influent, animateur radio et propriétaire du label Acid Jazz Records – et son édition limitée vinyle s’est vendue à prix d’or (le label Ninja Tune a réalisé un nouveau pressage en mars 2011 à cause de cela).

DJ reconnu dans le milieu de l’électro, et pilier du label indépendant Ninja Tune, l’anglais peut également se targuer d’être une influence pour toutes une génération de jeunes DJ qui explosent. Fakear, Petit Biscuit, Disclosure ou encore Flume, tous citent son travail comme source d’inspiration.

« Je me suis lancé dans la production à 12 ans. Le déclic fut la découverte de la musique électronique un an plus tôt, avec des mecs comme Bonobo. » déclare  Mehdi Benjelloun, le DJ de 17 ans plus connu sous le nom de Petit Biscuit.

Théo Le Vigoureux, plus connu sous son nom de scène de Fakear, lui aussi déclare avoir un déclic avec les sons de Bonobo, et plus particulièrement « Black Sands » (2010), quatrième album du DJ.

« Il y a eu Black Sands de Bonobo, j’en ai pleuré. Je me suis rendu compte que c’était possible de faire de la musique électronique avec de vrais instruments. Ça a ouvert plein de portes. Superpoze et moi, on a tous les deux pris une sacrée claque avec Black Sands. »

« Migration », récit personnel

Ce sixième album de Bonobo ne s’appelle pas « Migration » pour rien.

« Il est intéressant de voir comment une personne peut prendre une influence d’une région du monde puis l’emporter avec elle pour influencer une autre partie du monde. » explique le DJ. « Je me suis demandé comment qualifier son chez-soi lorsqu’on bouge constamment. Est-là où l’on vit, où là d’où l’on vient ? »

Il est vrai que Simon Green a la bougeotte. Après avoir grandi, étudié et percé en Angleterre, le DJ s’est envolé pour les Etats-Unis. New-York dans un premier temps, où il tient une résidence dans le club Output. Une ville qui a particulièrement inspiré ce dernier album :

« Là-bas je ne joue que des sets de six heures, ça me permet de faire ce que je veux, d’installer des ambiances. J’ai aussi testé sur place, parce que le sound system est incroyable, beaucoup de morceaux que j’avais composés sur la route. Le public a ainsi eu un impact réel sur mon disque, sa réaction servait de validation pour mes titres. Certains ne font pas partie de l’album parce qu’il n’a pas réagi autant que je l’espérais.»

Puis il a traversé le pays pour s’installer à Los Angeles, ville dans laquelle il vit actuellement.

«J’ai déménagé à Los Angeles parce que la ville est relaxante : je suis loin de l’agitation d’Hollywood, à l’est et l’atmosphère y est calme. Rentrer dans ce genre d’ambiance après une tournée est salvateur. À côté de chez moi vivent les Grizzly Bear ou Vampire Weekend, sans compter que la scène électronique s’y réveille aussi, probablement à cause des tarifs exorbitants de New York.»

Une dernière destination où il a composé une autre partie de son album, notamment les morceaux plus pop et vocaux. Et pour ces morceaux vocaux, Bonobo s’est offert des invités de choix. Parmi les guests présents sur ce sixième album on retrouve le duo musical Rhye, le groupe de musique gnawa (venue des peuplades subsahariennes qui se trouvent dans les pays arabes) Innov Gnawa, l’ancienne princesse du R’n’B, Brandy, sur le morceau « Kerala », et surtout Nick Murphy, ex-Chet Faker.

L’ensemble donne naissance à un album équilibré dans lequel le talent du DJ s’étale au grand jour, et est à son paroxysme.  La sortie de ce sixième album est prévue pour le 13 janvier 2017.

À propos de l’auteur

Ma vie professionnelle : Suite à un Master en Communication Globale et et Master en Marketing à l'école de commerce de Toulouse, je me suis spécialisée dans la communication et suis aujourd'hui Community Manager et journaliste. Ma vie personnelle : Passionnée par les voyages et la musique, j'aime m'envoler dans le monde pour allier mes deux passions. Etudiante en communication à mes heures perdues, j'ai soif d'apprendre et suis toujours à la recherche de nouvelles connaissances. Vous pouvez me contacter sur julie.blanc@maestro-corporation.com