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La jeunesse a du talent comme on dit. Tsew The Kid prouve que c’est le cas avec la sortie de son premier geste musical, le surprenant et excellent, « Diavolana », qui fait de lui une révélation prometteuse de la chanson française. Au détour d’une interview, il se confie à Alex, comme l’ont fait Thérapie Taxi, K.Maro ou Lomepal.

Alex : On commence avec la question la plus simple, qui est Tsew The Kid ?

Tswe The Kid : Je suis un chanteur, un rappeur malgache de 22 ans. Je fais de la pop urbaine avec des touches de RnB et de rap.

Alex : De la pop, du rap, du RnB, sacrées influences…

Tsew The Kid : Je suis quelqu’un d’assez ouvert. J’aime la pop américaine, le rock, le rap français. Si je devais donner des noms pour la pop, ça serait Bruno Mars pour sa musicalité, Kid Cudi pour ses « lyrics« . Mais je peux citer aussi Niska et Ninho. En plus Bruno Mars, je l’ai vu à Bercy et c’était complètement dingue. Impressionnant et marquant.

Alex : Vous parlez de lyrics chez Kid Cudi et vos textes sont assez forts. Quel est votre rapport à l’écriture, qu’est-ce qui vous inspire, qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?

Tsew The Kid : Franchement, c’est un tout qui m’inspire mais j’ai un besoin d’écrire, c’est une exutoire nécessaire. Cela fait maintenant presque 10 ans que j’écris, que j’affine ma plume et que j’ai travaillé pour poser des mots sur ce que je ressens. Ce n’est pas le plus facile à faire. Je raconte mes expériences de tous les jours, mes émotions, mes amours… Mon seul objectif est d’être tout le temps authentique. Même quand je ne parle pas de toi explicitement. Pour le coup, la chanson « Wouna« , c’est quelqu’un qui me l’a inspirée. Cette personne m’a touché et j’essayais de le retranscrire du mieux que j’aie pu.

Alex : C’est pour ça que vous vous êtes donné la mission de « toucher les coeurs », comme on peut le voir écrit sur vos réseaux sociaux ?

Tsew The Kid : Voilà, c’est tout à fait ça. Ce projet-là me pousse à faire les meilleures chansons possibles, celles qui sont écrites avec le coeur. Avec le temps, j’ai quelques retours et ça me touche quand les gens me disent qu’ils s’identifient à ce que j’écris, qu’ils se sentent moins seuls. Je les touche au coeur et ça me touche au coeur.

Alex : Comment vous avez travaillé pour offrir « Diavolana », votre premier album ?

Tsew The Kid : J’ai cette chance de vivre intensément et d’avoir un bagage émotionnel qui pousse à dire des choses donc tout ça je l’emporte en studio. Là, je mets au piano, accompagné de mon beatmaker, et une instru peut m’inspirer. Spontanément, en quelques minutes, je peux sortir un truc. Mais pour la suite, sur laquelle j’ai commencé à bosser, j’essaie de nouvelles sonorités, de nouveaux registres, de nouveaux flows. Avec « Foutu » qui est très urbain, j’ai testé un truc très intéressant et je me sens à l’aise dans ce rythme-là donc j’essaie à nouveau.

Alex : Vous ouvrez votre album avec une chanson qui n’est pas anodine, « Foutu ». Vous aviez un message à faire passer ?

Tsew The Kid : Je ne vise personne en particulier mais en effet j’avais des trucs à exorciser. Des gens n’ont pas cru en moi, d’ailleurs le temps a fait le tri dans les amis, et c’est un peu ma façon de leur répondre. C’est mon hymne où je dis qu’on peut changer, qu’on peut y arriver.

Alex : Que raconte le reste de « Diavolana » ?

Tsew The Kid : Il y a différents thèmes, différents moods qui touchent tout le monde. Il y a une mélancolie assez prenante où j’aime parler de l’amour. J’ai l’impression que ça fait la liaison de cette mixtape avec l’espoir. D’ailleurs, diavolana en malgache, ça veut dire « rayon de lune » et c’est pour moi le symbole de l’espoir.

Alex : Vous êtes en concert en cette fin d’année et pour de nombreuses dates en 2020 donc on se demande quel est votre rapport à la scène.

Tsew The Kid : La scène, c’est un accomplissement. C’est un challenge énorme mais je suis accro à l’adrénaline depuis mon sport études Tennis. Il y a une énergie et un échange vibrant bien différent de celui que je peux avoir sur les réseaux. Sur scène, on casse une barrière et il est difficile de s’en passer après. C’est vraiment puissant.

Le surprenant et très bon premier album de Tsew The Kid est sorti il y a quelques semaines et vous pourrez le retrouver sur scène près de chez vous en 2020 avant son Trianon en avril. Et si vous ne pouvez, le petit deviendra grand. Il a 2 Olympia prévus, les 13 et 14 janvier 2021. Un seul conseil : allez le voir sur scène.

Tsew The Kid : "Je raconte mes expériences de tous les jours, mes émotions... Mon seul objectif est d'être tout le temps authentique" 2
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À propos de l’auteur

Depuis que j'ai découvert Asgeir, je dévore la musique islandaise comme jamais. Sinon, je me nourris à la pop-folk de tout horizon et à la chanson française. La passion dans ma vie : faire chauffer Shazam en regardant des séries.

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