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Son titre « Heartbreaker » nous a donné envie de danser et il en est de même avec tout l’album « Sillygomania » (qui a mis un peu de temps à sortir, confinement oblige). Loïc Nottet signe un deuxième geste musical lumineux, dansant, entraînant et terriblement charmeur. Au détour d’une interview réalisée (avant le confinement), il se confie à Alex, comme l’ont fait Tsew The Kid, Thérapie Taxi, K.Maro ou Lomepal.

Alex : On va commencer avec la question la plus évidente. Pourquoi avoir appelé ce nouvel album « Sillygomania » ?

Loïc Nottet : Pourquoi ce titre ? Parce je suis un peu syllogomane, moi personnellement. Je me suis rendu compte il y a quelques années, qu’un syllogomane, c’est une personne qui accumulait une quantité d’objets dans sa vie et qui avait beaucoup de mal à s’en séparer, s’en défaire…et moi j’ai fait ce parallèle-là, par rapport à toutes les émotions qu’on peut ressentir, à tous nos souvenirs, à tous les regrets, à toute la tristesse qu’on peut traîner derrière soi, à accumuler et qu’on peut avoir du mal à laisser partir. C’est important de se souvenir de ce qu’on a vécu, sans pour autant vitre dans le passé. Il faut savoir en tirer les leçons pour vivre dans le moment présent et mieux aborder le futur. De plus, je voulais un mot authentique, je ne voulais pas d’un titre qui pouvait être utilisé sur d’autres albums… J’ai donc cherché et j’ai trouvé le mot « syllogomanie » et comme je voulais une « English touch » car l’album est à 95% en anglais donc j’en suis arrivé à syllogomania. Et ensuite, moi personnellement, je trouve que cette manière d’accumuler constamment des remords, des regrets et de vivre dans le passé, je trouve ça stupide donc du coup, c’est pour ça que j’ai remplacé « syllo » par « silly ». Et tada, j’avais mon mot personnalisé !

Alex : « Selfocracy », « Sillygomania », vous avez un besoin flagrant de néologisme pour vous décrire ou ce que vous ressentez ?

Loïc Nottet : Ouais, j’ai l’impression que j’ai vraiment besoin d »inventer de nouveaux mots pour apporter encore plus d’authenticité à mon projet perso. C’est un vrai besoin.

Alex : Pourquoi ? Les mots actuels ne sont pas en mesure de vous décrire ?

Loïc Nottet : Disons qu’il y a quelque chose de créatif dans le fait d’inventer mes propres mots, c’est vraiment chouette et aussi je trouve que cela apporte une vraie authenticité quoi. Je n’ai pas du tout envie d’avoir le même nom d’album qu’un autre artiste par exemple. J’ai vraiment envie que mes albums aient leurs titres à eux, que leurs noms soient bien à eux et que personne ne puisse venir les utiliser.

Alex : Alors ce « Sillygomania » bien à vous, c’est votre 2e album. Est-ce que c’est aussi compliqué de l’écrire qu’on le dit ?

Loïc Nottet : Euh…pour ma part cela n’a pas été très compliqué dans le sens où je ne me suis pas posé de questions. J’ai su très vite que si je commençais à trop réfléchir, à trop penser, ça n’allait jamais aller. J’ai très vite composé, écrit de la musique. C’est ça que j’aime faire, sans vraiment savoir où j’allais dans un premier temps. Ensuite, une fois que toutes les compos étaient terminées, c’est là que les chansons m’ont un peu raconté leurs histoires et que je me suis rendu compte que j’allais raconter ce que je raconte dans « Sillygomania« . Après, je sais que je voulais quelque chose de plus lumineux, je voulais un peu un yin et yang. Je voulais une suite à « Selfocracy » mais en étant plus lumineux, en ayant l’opposé, tout en étant très pop et catchy comme j’avais pu réussir à le faire.

Alex : « Heartbreaker« , le dernier single sorti met en scène avec virtuosité cette syllogomanie en accumulant les références. A quoi avez-vous été biberonné ?

Loïc Nottet : Si je pense aux films, très jeune, je regardais « Dirty Dancing », « Grease », « Footloose », « West Side Story », que j’aimais beaucoup. C’était une époque où je regardais beaucoup de films, encore aujourd’hui d’ailleurs, qui étaient vintage à l’époque et il y a vraiment une âme que j’aime beaucoup dans les années 80...

Alex : Vous êtes né en 1996 mais vous êtes aussi fan des années 80 que les gens qui les ont vécus en fait ?

Loïc Nottet : (rires) Je pense que c’est tout à fait ça. Je n’ai pas connu les années 80 mais j’aurais adoré. Je ne m’explique pas cet amour. Y a quelque chose visuellement, dans le style, les vêtements qui me fascinent. J’ai l’impression aussi que c’était une ère où les gens se prenaient moins la tête, ils aimaient faire la fête. Ils voulaient juste danser et se déhancher sur les dancefloors. Il y avait quelque chose de très festif, de très innocent…Le monde était tout nouveau tout beau, il était en croissance et ça rendait le tout plus lumineux. C’est vraiment une période que je regrette de ne pas avoir connu.

Alex : Est-ce que votre syllogomanie vous a aidé à l’écriture de l’album ou cela a été un frein ? A force de références, on peut tomber dans la pâle copie…

Loïc Nottet : Non, ce n’a pas été un frein parce que je me suis dit que de toute façon aujourd’hui on s’inspire tous du passé, de ce qui a été fait et on les re-cuisine à notre manière. C’est un petit peu ça mais on essaie de les rendre plus authentique et de les faire coller à notre propre image artistique. Moi je me suis dit : « Fais ce que t’aimes, comme tu en as envie » et voilà, je ne me suis pas trop posé cette question. J’ai juste profité du moment présent.

Alex : Alors attention, question un peu philosophique. Tout le monde le sait, vous avez participé à « Danse Avec Les Stars », vous aimez danser mais est-ce que dans l’écriture de la musique, vous prenez déjà en compte la danse ?

Loïc Nottet : Ah mais ouais carrément. Cela m’arrive, bien sûr. Pour cet album, je savais que je voulais des sons un peu plus dansants, spécifiques pour la scène, que je voulais des chansons pour faire bouger le public avec moi et de participer. J’avais une véritable envie là dessus et de faire vivre une palette d’émotions avec la danse.

Alex : Comment on se sent à la sortie d’un deuxième album ?

Loïc Nottet : C’est sûr que l’approche de la sortie, on ne va pas se mentir, je n’ai pas envie de faire moins bien que « Selfocracy« . J’ai envie d’avoir au moins la même chose. Mais cet album, c’est aussi un parti pris, c’est un risque de proposer la partie lumineuse du Loïc qui a plutôt été connu pour sa partie un peu plus sombre. Mais après, c’était un risque à prendre et rien que pour ça, d’avoir osé le faire et d’avoir été au bout de mon idée, de mes envies artistiques, je suis déjà content. Après, on verra comment le public accueillera ce nouvel opus. Je croise les doigts.

Le lumineux deuxième album de Loïc Nottet a vu sa sortie décalée à cause de l’épidémie de coronavirus mais il est enfin dans les bacs pour votre plus grand plaisir ! Pareillement, sa tournée a été décalée en fin d’année 2020 donc n’hésitez pas à prendre vos places pour le voir et danser avec lui sur scène.

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À propos de l’auteur

Depuis que j'ai découvert Asgeir, je dévore la musique islandaise comme jamais. Sinon, je me nourris à la pop-folk de tout horizon et à la chanson française. La passion dans ma vie : faire chauffer Shazam en regardant des séries.

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