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De retour du pays des pandas après la sortie de son disque « Esperluette », Julien Doré se livre à quelques heures de son entrée en scène du Art Rock Festival. Artiste culinaire cette année, il a conçu avec le chef étoilé Nicolas Adam, un burger de steak de lentilles corail, quinoa à la tomate, tofu fumé à l’ancienne, roquette et  menthe, le tout arrosé de ketchup de framboise. 

Hey Alex : Vous avez un succès fou depuis plusieurs années, comment abordez vous le concert de ce soir ?

Julien Doré : Ce soir nous avons un concert d’1h15, nous avons réadapté le spectacle qui à la base durait 2h30. Ce que j’aime beaucoup dans les festivals d’été, c’est l’énergie de l’instant, surtout dans le laps de temps donné. Hier, on a à peine commencé à écrire des set-list qu’on réadapte sans cesse. Ca se prépare surtout sur l’instant. Ca fait 12 ans qu’on joue ensemble, on sait comment se suivre, comment faire vivre ce concert autrement.

LA : C’est important pour toi cette fidélité avec tous tes potes d’avant qui sont encore ceux d’aujourd’hui, musiciens avec toi depuis le début ?

J.D : D’abord on a une histoire d’amitié, elle aurait existé même si on ne travaillait pas ensemble. Et ensuite c’est parce que nous avons la même vision de la musique, de la scène. On sait qu’on peut tout reprendre à zéro, tout remettre en question. Et le fait d’être entouré de copains qui sont dans le même état d’esprit que moi, ça crée une dynamique hallucinante à chaque album, chaque nouvelle tournée…

LA : Ce nouvel album est très intimiste et pourtant tu as un caractère aussi très expansif, comment joues tu entre les deux ?

J.D : On ne peut pas définir ce qu’on est en une idée, ou un seul état d’esprit. J’ai besoin de ma solitude, comme tout le monde, mais j’ai aussi besoin d’être avec mes potes, de partager et d’ouvrir les choses. On n’est jamais vraiment quelqu’un qui aime être seul tout le temps. J’aime l’être quand je compose, mais après j’adore les partager. Je trouve mon équilibre comme ça. La matière avec laquelle j’écris mes chansons est intime, je la propose à l’échange, au dialogue, je l’orne de mots. Ce ne sont que des chansons…

LA : Vous êtes végétarien, et vous avez conçu un burger avec l’équipe de rock’n toque, comment la collaboration s’est elle passée ?

J.D : C’est une démarche amicale ! On m’a proposé d’imaginer un  burger vegan. C’est surtout l’idée de faire quelque chose de bon et qu’on puisse partager. Le propre même de la cuisine. J’aime l’idée d’avoir la possibilité, dans la journée et même le soir venu, de croquer une partie de l’imaginaire d’un artiste. Ce sens là, le goût, dans la musique, c’est un des sens qui n’est jamais utilisé. C’est chouette d’avoir cette complémentarité là. Je trouve ça joli de pouvoir utiliser tous les sens jusqu’au concert du soir. Quand on goûte des choses délicieuses, on est obligés d’être témoins que la cuisine est une zone artistique, de par les couleurs, le goût, le choix, les volumes. Après, j’avoue, je sais à peine faire cuire des pates …

(Propos recueillis par Julia Bouchet).

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À propos de l’auteur

’ai toujours aimé écrire. Comme j’ai toujours rêvé d’être dans cette foule, au festival de Woodstock, les pieds nus emportée par la musique et figée dans l’instant. J’aurais aimé vivre à l’époque « Gainsbarre »... J’écoute du Tame Impala et danse en culotte le matin quand je suis seule sur du Baxter Dury. C’est une raison pour me lever le matin. Après le café.